TTC au LC Neuchâtel
Actuellement à la retraite, Patrick Fischer, qui était déjà venu nous donner une conférence en 2015, a cette fois pu, libéré de ses obligations de réserve, partager quelques savoureuses confidences et anecdotes sur les coulisses de TTC. Un vrai régal !
La problématique du budget de la SSR a également été largement abordée, avec l’annonce la semaine dernière d’une perte publicitaire de 90 millions. Au lieu de lui venir en aide, la Confédération en rajoute une couche en retirant 120 millions de subventions. Deux poids, deux mesures quand on compare la situation de la SSR au sauvetage d’UBS !
L’émission TTC a vu le jour en 2007, en parallèle d’une petite révolution : la sortie de l’iPhone en août 2007, qui a complètement transformé notre rapport à l’information. Pour mémoire, ChatGPT n’existe que depuis trois ans !
Au fil des années, TTC a couvert des sujets majeurs :
- la crise des subprimes, la plus importante et la plus grave depuis les années 1930
- le crash de Swissair
- la fin du secret bancaire
- le sauvetage d’UBS
- les taux d’intérêt négatifs
Autant de thèmes complexes pour une émission économique diffusée à 20h en prime time. Un véritable défi, que l’équipe de TTC a relevé avec brio, rendant l’économie « sexy » ! Leur recette :
- parler d’argent — un sujet qui touche tout le monde — sans être moralisateur
- structurer l’émission autour de trois axes : décomplexé, didactique, ludique
- intégrer des séquences avec des spécialistes
- proposer la rubrique de Charles-Édouard
- aborder la finance comportementale à travers des expériences : par exemple, donner 100 francs à un passant qui disposait de 30 minutes pour les dépenser sous l’œil des caméras, afin d’analyser ses achats réflexes (et ce qui n’était pas dépensé devait être rendu !) Pour analyser le rapport à l'argent, certain :
- ont acheté des Pampers
- des billets à gratter
- du champagne
- ...
Le concept a ensuite évolué pour explorer le pouvoir de l’argent :
Peut-on vous couper votre cravate ? Et pour quel montant ?
Sur un quai de gare, TTC a même demandé à un pendulaire : « Peut-on vous acheter 30 minutes de votre temps ? »
Les enchères sont montées haut, car cela impliquait pour lui :
- rater son train
- arriver en retard au travail
- subir des remontrances
- peut-être devoir compenser son retard avec des croissants…
Une conférence passionnante, impossible à résumer en quelques lignes. On en redemande.
À bientôt, M. Fischer !